Présider le SEMEA n’est pas seulement exercer une fonction institutionnelle. C’est accepter de porter une responsabilité collective majeure : celle de préserver une ressource indispensable à toute forme de vie, l’eau.
L’eau est un bien commun. Elle ne connaît ni les frontières administratives, ni les limites communales ou intercommunales. Elle circule, relie les territoires et nous rappelle que les décisions prises ont toujours des conséquences en aval mais aussi en amont. C’est précisément pour cette raison que l’échelle du bassin versant est la plus pertinente : elle nous oblige à dépasser les intérêts particuliers pour construire une vision cohérente, solidaire et durable.
Notre territoire possède un patrimoine naturel remarquable. La rivière École, la Mare aux Évées, les rus, les zones humides et les nappes souterraines qui les alimentent constituent un ensemble vivant, fragile et précieux. Ce patrimoine mérite toute notre attention.
Mais cette ressource est aujourd’hui soumise à des pressions croissantes : dérèglement climatique, alternance de sécheresses et de pluies intenses, risques d’inondation, érosion des sols, dégradation des milieux aquatiques et tensions sur les usages de l’eau.
Dans ce contexte, notre responsabilité est double : agir face aux urgences présentes et préparer l’avenir.
Être président du SEMEA, c’est avoir la mission de faire travailler ensemble des communes, des intercommunalités, des services de l’État, des propriétaires, des agriculteurs, des associations, des entreprises et des habitants qui peuvent avoir des attentes différentes, mais qui partagent tous une même dépendance à l’eau.
Le rôle du syndicat est de transformer cette diversité en force collective.
Nous devons prévenir les inondations, restaurer le fonctionnement naturel des cours d’eau, protéger les zones humides, améliorer la qualité de l’eau et entretenir les ouvrages lorsqu’ils sont nécessaires. Un des points forts est cependant que nous pouvons, avec la même action, agir positivement sur plusieurs de ces objectifs. Nous devons également expliquer nos actions, écouter les inquiétudes et associer les acteurs locaux aux décisions qui concernent directement leur cadre de vie.
Notre syndicat doit aussi renforcer sa capacité d’anticipation. Le changement climatique, les vagues de sécheresse ou de pluie intense nous obligent à repenser régulièrement notre relation à l’eau. Il ne s’agit plus seulement de l’évacuer lorsqu’elle est trop abondante ou de la rechercher lorsqu’elle vient à manquer. Nous devons désormais mieux la retenir dans les sols, préserver les espaces naturels capables de ralentir les écoulements en préservant et développant les zones humides. C’est un enjeu essentiel.
Protéger l’eau, c’est aussi protéger les habitants, les activités économiques, l’agriculture, la biodiversité et l’attractivité de nos communes.
La présidence du SEMEA est donc une mission exigeante, mais profondément utile.
C’est avec cette ambition, mais aussi avec humilité et détermination, que j’entends assumer la présidence du SEMEA.
En sachant que nous pouvons compter sur notre esprit de solidarité propre au territoire et restant à votre disposition,
Bien Amicalement
Jean-Philippe POMMERET
Président du SEMEA
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